La forêt des médias


Fininvest / Mondadori France

Informations venant pour la plupart du site officiel de Fininvest, société italienne

Fininvest est une holding appartenant majoritairement à Silvio Berlusconi (Premier Ministre d'Italie) et sa famille, sa fille Marina en assurant la présidence. Silvio Berlusconi possède la 90ème fortune mondiale TOP.

CA 2004 consolidé de 5,3 milliards d'euros

Participations :

- 35% de Mediaset, le reste étant public dont 21% aux US
Mediaset est une société de télévision captant 43% de l'audience en Italie, 60% des recettes publicitaires, et réalisant un CA 2005 de 3,7 milliards d'euros dont 2,7 en Italie et 1 en Espagne
Mediaset a acheté en 2007 Endemol IH, qui détient 75% de Endemol NV, société de production audiovisuelle, qui produit entre autres « big brother »,
tout un symbole...

- 50,2% de Mondadori
groupe de presse au CA 2005 de 1,7 milliard d'euros, en Italie

Mondadori possède entièrement depuis 2006 le groupe Mondadori France, anciennement appelé « EMAP France »

Slogan en 2006 : "plus d'un français sur deux lit un titre EMAP"

CA 2005 : 440 millions d'euros

Journaux publiés : 40 titres tirés à 200 millions d'exemplaires, dont : Télé star, Télé poche, Auto plus, Auto journal, Top santé, Biba, ADDX, FHM, Sciences et vie, Sciences et vie junior, Sport auto, Modes et travaux, Nous deux, Mixte, Les veillées, Pleine vie, Le chasseur français, L'ami des jardins, La chasse, La pêche et les poissons, Grand gibier, Pêche mouche, Réponses photo, Golf magazine, Bateaux, Diapason, Le cycle, Golf européen, L'officiel du cycle et de la moto, Caméra vidéo et multimédia, Le photographe, La revue du son, Les guides Bel-air, Le film français, Ciné chiffres, Tarif média

Quelques coupures de presse concernant Silvio Berlusconi :

« L'express » du 29/8/1996, article de Renaud Revel

Interview de Michel Drucker : Mais si la pression est devenue à ce point insupportable en si peu de temps, c'est la faute à qui?

D'abord à un système né en 1985 et symbolisé par deux hommes: Silvio Berlusconi et Francis Bouygues. Ah, Berlusconi! Je me souviendrai toute ma vie de ma première rencontre avec lui, à Milan: « Michele, m'avait-il dit, est-ce que ta femme aime les manteaux de fourrure? Et toi, veux-tu une Ferrari? » Devant mon peu d'enthousiasme, le Condottiere avait soupiré, puis, tout en me regardant comme un SDF, il avait lâché: « Mais tu t'es vu, Michele, tu vas avoir 42 ans, tu as fait gagner des montagnes d'argent à l'industrie du disque, du cinéma, de la télévision que tu sers depuis vingt ans, et tu n'as rien! »

Dépêche Reuters du 10/5/2007

Nicolas Sarkozy a demandé des conseils à Silvio Berlusconi sur la communication politique, a affirmé mercredi 9 mai Fedele Confalonieri, président de Mediaset, le groupe de télévision privée appartenant à la famille Berlusconi. Mardi soir, Silvio Berlusconi avait affirmé que le nouveau président français l'avait pris comme "modèle" en politique. "Sarkozy a vu en Berlusconi un modèle. Ses idées sont, comme par hasard, les mêmes que celles que j'ai soulignées dans mes discours", avait-il dit.

Dépêche AFP du 22/11/2007 de Ljubomir Milasin

Le noyautage de la télévision publique italienne RAI par des personnalités proches de Silvio Berlusconi, propriétaire du groupe rival de TV Mediaset, fait scandale en Italie en dévoilant l'étendue du contrôle qu'a exercé le Cavaliere sur les médias. "C'est la photo de l'Italie à l'époque de Berlusconi qui contrôlait à travers sa famille ou sa majorité politique l'ensemble de la télévision", a commenté jeudi le ministre des Communications Paolo Gentiloni. Selon des écoutes effectuées en 2004-2005 dans le cadre d'une enquête judiciaire, des proches du Cavaliere occupant des postes de direction à la RAI s'entendaient avec la direction de Mediaset avant de prendre des décisions éditoriales, notamment sur la couverture des activités de Berlusconi, alors chef du gouvernement. (...) Lors des élections régionales d'avril 2005, une débâcle pour la coalition de droite au pouvoir qui avait perdu six des huit régions qu'elle contrôlait, M. Cattaneo avait alors tenté de retarder le plus possible l'annonce des résultats du scrutin. (...) Silvio Berlusconi a pour sa part dénoncé "les hyènes et les chacals" (...) jugeant "inacceptable et illégitime" la publication d'écoutes par un journal. Le contrôle du pouvoir politique sur la télévision publique italienne n'est pas une nouveauté, mais si les écoutes publiées par La Repubblica sont confirmées, il aurait atteint son apogée à l'époque du gouvernement Berlusconi. "L'édit bulgare", comme la presse italienne l'appelle, en est l'une des illustrations, lorsque M. Berlusconi, en visite officielle en Bulgarie en avril 2002, accusa trois journalistes de la Rai de faire "un usage criminel" de la télévision publique par leurs attaques et provoqua leur licenciement.

Dépêche AFP du 27/06/2008 de Ljubomir Milasin

Silvio Berlusconi a fait adopter vendredi par son gouvernement un projet de loi sur l'immunité pénale des quatre plus hautes charges de l'Etat, soulevant l'indignation d'une partie de l'opposition qui l'accuse de chercher pour lui-même "l'impunité" face aux juges. Ce projet de loi prévoit "la suspension temporaire" des procédures judiciaires contre le président de la République, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés ainsi que le chef du gouvernement. Cette suspension, dont la durée est égale à la durée du mandat, entraîne aussi une suspension des délais de prescription.(...) M. Berlusconi a déjà fait adopter par son gouvernement un projet de loi, voté par le Sénat et en cours de discussion à la chambre basse, visant à suspendre des dizaines de milliers de procès pour donner la priorité aux affaires les plus graves, passibles de plus de 10 ans de prison. Parmi les procès concernés par la suspension figure celui en cours à Milan (nord de l'Italie) contre M. Berlusconi et son ex-avocat britannique David Mills.Le chef du gouvernement italien est accusé d'avoir versé à M. Mills 600.000 dollars en échange de faux témoignages en sa faveur devant la justice italienne lors de deux procès remontant à la fin des années 90. M. Berlusconi, propriétaire de l'empire médiatique Mediaset, est aussi poursuivi pour corruption par le parquet de Naples qui enquête sur ses relations avec un dirigeant de la télévision publique RAI.(...) Sur les quatre plus hauts responsables de l'Etat, M. Berlusconi est le seul à avoir des problèmes avec la justice de son pays.Il y a deux jours, il s'était fait siffler et huer lors d'un discours devant des entrepreneurs du commerce quand il avait qualifié les "juges et procureurs politisés" de "métastase de la démocratie".Le chef du gouvernement, dont les relations avec la justice de son pays sont notoirement mauvaises, accuse la gauche de chercher à l'éliminer de la scène politique avec l'aide de ce qu'il appelle les "juges rouges" parce qu'elle ne réussit pas à le faire par les urnes.M. Berlusconi "a une obsession: les magistrats. Et une passion: les avocats. Naturellement les premiers sont contre lui, les seconds, il les fait élire au Parlement", écrivait en début de semaine l'influent hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana qui ne peut pas être qualifié de gauche.

"Le monde" du 27/06/2008, article de Marie Maurisse

Selon une série d'écoutes téléphoniques réalisées en 2007, Silvio Berlusconi aurait procédé à un échange de services avec Agostino Sacca, alors président de la production de la télévision publique RAI Fiction. Silvio Berlusconi aurait demandé que la chaîne embauche certaines actrices et, en échange de ces "faveurs", il aurait appuyé les évolutions de carrière d'Agostino Sacca. Ces écoutes auraient été réalisées par les services fiscaux de Naples dans le cadre d'une enquête pour corruption contre Silvio Berlusconi. En 2007, il était encore leader de l'opposition.Dans l'une des conversations enregistrées, Berlusconi demande à Sacca qu'il embauche pour une de ses productions l'actrice Rosa Ferraiolo, épouse d'un membre du centre gauche, Willer Bordon. L'Espresso ajoute que, ce faisant, il aurait pu convaincre le sénateur Bordon de "changer de camp", et de faire tomber le gouvernement de Romano Prodi.

Ca ne vous rappelle personne en France ?

Le « canard enchaîné » du 25/6/2008

De retour aux commandes en Italie, Berlusconi n'a pas pu s'empêcher de se tailler un statut judiciaire à la mesure de son sort de justiciable éprouvé. Dieu sait pourtant s'il en avait rajouté sur le sujet pendant son quinquennat 2001-2006 : réduction des délais de prescription, possibilité de récuser ses juges, amnistie des fauteurs de constructions abusives (lui même a fait réaliser des travaux sans permis), etc ... la panoplie était large. Il vient de la réendosser ... en faisant adopter un amendement qui suspend pour un an tous les procès ouverts avant juin 2002. Une vraie coïncidence : le cas de figure le concerne directement. Il est suspecté d'avoir versé 600 000 dollars à un avocat anglais pour qu'il témoigne en sa faveur dans deux procès en 1997 et 1998 où il était aussi question de prévarication.


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